
Les métiers de la famille professionnelle « B. Arts et Façonnage d'ouvrages d'art » n’avaient pas encore fait l’objet d’une étude plus approfondie. L’IBEFE avait cependant déjà abordé certains des métiers liés à l’habillement dans le cadre de sa note exploratoire sur le secteur du textile (2022).
Cette note a pour objectif de clarifier le positionnement de l’IBEFE sur ces métiers. Elle informe sur les métiers, le marché de l’emploi, ainsi que l’offre de formation et d’enseignement. Elle se base principalement sur la littérature et les données quantitatives. Elle n’a pas l’ambition de réaliser une analyse approfondie de la famille professionnelle.
Les métiers des arts et de l’artisanat évoluent dans un contexte contrasté. Ils bénéficient d’un regain d’intérêt porté par des attentes sociétales fortes en matière de durabilité, d’authenticité et de production locale. Toutefois, ces perspectives positives coexistent avec des contraintes structurelles importantes, telles que la faible rentabilité, les coûts de production élevés, la charge de travail conséquente et la dépendance à des marchés de niche, qui fragilisent la pérennité des activités.
Sur le plan de l’emploi et de la formation, le secteur se caractérise par un nombre limité d’opportunités, souvent inférieur au nombre de candidats, et par une forte proportion de travailleurs indépendants. Certaines formations existent, mais ne débouchent pas systématiquement sur une insertion professionnelle directe, tandis que d’autres métiers souffrent au contraire d’un manque d’offres de formation structurées, ce qui pose des défis en matière de transmission des savoir-faire. Dans ce contexte, des dispositifs plus flexibles, comme la formation d’artisan de l’IFAPME, apparaissent comme des réponses pertinentes à certains besoins spécifiques.
Au regard de ces constats, l’IBEFE ne préconise pas l’ouverture de nouvelles formations en Brabant wallon, faute de débouchés suffisants, mais souligne l’importance d’une réflexion à des échelles plus larges pour préserver les savoir-faire menacés. Le renforcement des compétences transversales (gestion, commercialisation, numérique) apparaît également essentiel pour soutenir les professionnels. Enfin, cette analyse, principalement fondée sur des données quantitatives et documentaires, présente certaines limites et gagnerait à être approfondie par des investigations qualitatives auprès de professionnels afin de mieux appréhender les réalités du terrain.
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