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Secteur de la chimie, du plastique et des sciences de la vie: 20/09/2018

séances d‘information sectorielle

Séance d’information sectorielle locale relative au secteur de la chimie, du plastique et des sciences de la vie

animée par Madame Dilek Guler, conseiller formation auprès de Co-valent

ce 20 septembre 2018

 

Une vingtaine de professionnels du conseil et de l’accompagnement étaient présents pour cette séance consacrée au secteur de la chimie, du plastique et des sciences de la vie, secteur incontournable pour le bassin du Brabant wallon.

Dilek Guler, conseiller formation auprès de Co-Valent a débuté sa présentation par des explications relatives au fonctionnement du fonds de formation. Celui-ci est issu d’accords entre les partenaires sociaux et fonctionne grâce aux cotisations des entreprises de la CP116 et 207 ; ces cotisations permettent de financer des services (par exemple, des formations gratuites destinées aux (futurs)travailleurs). Souvent, ces entreprises ne savent pas qu’elles cotisent et ne connaissent pas Co-Valent. Le fond possède une couverture nationale et touche, pour l’instant, plus ou moins 1000 entreprises. L’équipe est constituée de 6 personnes pour toute la Belgique.

Un catalogue est publié chaque semestre. Les formateurs sont sélectionnés par Co-Valent et certaines de ces formations sont proposées au CEFOCHIM (Centre de compétences financé par Co-Valent) situé à Seneffe. A l’avenir, les formations vont s’étendre à d’autres centres de compétences, par exemple, Technocampus, Technofutur… Une enquête est adressée aux entreprises afin de cibler les formations à dispenser.

Les budgets peuvent également financer des formations organisées en interne. Un autre volet des formations proposées est destiné à tout public dont les futurs travailleurs du secteur.

De surcroît, une attention particulière est portée aux PME. Le chèque conseil leur est dédié dans le cadre des projets RH. Une intervention s’élevant à 6000€ peut permettre de financer les prestations d’un expert extérieur (développement des compétences…).

Les pôles de compétitivité (Bio Win, Green Win, Plasti Win, Wagralim) entretiennent des contacts avec Co-Valent. Le secteur est vaste (pharma - bio pharma, chimie, …). Les demandes de formation sont variées et les PME sont nombreuses. Des « sous-emplois » sont créés comme le personnel destiné au nettoyage des cuves… Le secteur ne comprend pas les pharmacies mais bien la pétrochimie (excepté le pétrole pur).

Le Hainaut est davantage spécialisé en « chimie de base », tandis que le Brabant wallon est plus spécialisé en fabrication de produits pharmaceutiques, la « pharmacie ». En Flandre, un sous-secteur est davantage représenté : le « plastique », alors que le Brabant wallon ne compte pour celui-ci que 7 entreprises.

La liste exhaustive de toutes les entreprises, y compris des entreprises de commerce de détail, est accessible sur le site de Co-valent. Les petites entreprises n’ont pas toujours les bons contacts pour recruter du personnel.

Le graphique « Niveau de qualification du personnel » indique que le secteur engage des « hauts profils » ; les profils issus du niveau secondaire sont également engagés mais, souvent, n’intègrent pas directement le secteur. Or, peu de projets sont développés pour ces profils. Le tremplin des formations est le Centre de compétences CEFOCHIM. Certaines entreprises peuvent également engager un jeune et le former en interne.

Les données statistiques ont été diffusées par Essenscia qui a réalisé une enquête sur les besoins en compétences pour le secteur. Une liste des métiers d’avenir a également été établie dans le cadre des tables sectorielles pilotées par Le Forem pour les Domaines d’activités stratégiques (DAS).

Dilek Guler nous présente 10 fonctions prioritaires pour le secteur, dont voici un aperçu :

· Technicien de production en biopharma : la base est identique à celle d’un technicien de production classique mais la connaissance du produit est fondamentale. Le titre n’a pas d’importance mais ces sont les tâches effectuées qui sont essentielles pour une entreprise. De nombreuses entreprises en biotech sont en train de croître.

· Opérateur de production en chimie : les candidats doivent être en possession du CESS (idéalement scientifique ou maintenance – production) + une formation suivie au CEFOCHIM. En effet, le constat est qu’il y a un écart entre les études suivies et la réalité du monde du travail. Le taux d’insertion suite à la formation suivie au CEFOCHIM est élevé. Elle apporte un encadrement supplémentaire.

 

La polyvalence des travailleurs est valorisée par les entreprises qui sont très exigeantes. L’opérateur va pouvoir évoluer vers le technicien grâce à son expérience. Les compétences informatiques sont valorisées.

 

· Le technicien en validation et qualification travaille sur les process de production. D’un côté, les besoins en main-d’œuvre pour ce métier sont faibles mais d’un autre côté, les entreprises ont des difficultés à trouver des candidats. Certaines entreprises passent par des sociétés de consultance. Notons que les besoins de technicien en validation et qualification vont augmenter ces prochaines années dans le secteur de la santé.

· Technicien électro-instrumentiste : il s’agit du profil d’électromécanicien formé par le CEFOCHIM.

· Technicien de production en culture cellulaire : Ce profil est fort demandé et évolue fortement au niveau des compétences recherchées. La formation est proposée via « Culture in vivo ». Il est recherché par des entreprises en pleine croissance.

· L’opérateur de production en biopharma : cet opérateur de production doit s’adapter à l’environnement de travail ainsi qu’aux produits spécifiques.

Certaines entreprises de recyclage de produits particuliers font partie du secteur, par exemple, le recyclage des mégots de cigarettes.

Un participant fait remarquer que des doctorants ont du mal à trouver du travail. En effet, pour les entreprises, cela représente parfois un excès de qualifications, excepté pour certains postes : par exemple, pour les arômes.

La difficulté est de faire comprendre au public ce qui se cache exactement derrière ces intitulés de fonction. Ces intitulés sont-ils parlants ? Quel est l’environnement de travail quotidien ?

Le « matching » est difficile car les exigences changent entre les grandes et petites entreprises. Il est dès lors compliqué de transmettre une image exacte du métier et ce qu’il représente. Cette correspondance entre les études et les métiers est un projet en cours. Il faut éviter que l’outil qui sera conçu, mette le jeune dans une case, celle-ci risquant de le limiter dans ses choix. Ce nouvel outil sera lancé début 2019. Il intégrera un lien études/fonctions.

Il existe à présent Breaking science, qui permet de présenter le secteur aux jeunes et de les attirer vers les sciences. 40 métiers sont expliqués accompagnés de témoignages. Des séances d’informations ont été proposées aux jeunes.

Un participant fait remarquer que les intitulés étant parfois tellement ressemblants, cela ne facilite pas l’orientation. De plus, le titre de fonction peut cacher des contenus « métiers » différents.

Le secteur est-il attractif pour les filles ? Peu de femmes s’orientent vers ce secteur pour le volet production. Le « night shift » existe pourtant pour plusieurs autres secteurs qui sont fort féminisés. Il est constaté que les études scientifiques sont plus vite abandonnées par les filles. Elles s’inscrivent dans les études supérieures mais suite à un échec, elles abandonnent rapidement et ne poursuivent plus.

Le secteur semble assez « ouvert », comme par exemple, aux personnes plus âgées. Pour travailler dans ce secteur, des notions scientifiques sont exigées en plus des compétences de base. La compétence transversale la plus essentielle est la capacité de « suivre des procédures de façon hyper rigoureuse ».

Un catalogue réalisé en collaboration avec le SIEP est remis en séance. La version PDF de ce document intitulé « Industrie chimique & biopharmaceutique » est téléchargeable en ligne.

Les attentes du secteur sont listées ; elles concernent les niveaux de diplômes (CESS + CEFOCHIM – BACH – Master – Ingénieurs). Les manques pour certains profils (par exemple, électromécaniciens) sont communiqués par Agoria et Essenscia. Des estimations chiffrées sont difficiles à obtenir. Certaines entreprises ne connaissent pas du tout les écoles qui proposent des filières adéquates. Les compétences transversales sont également énumérées. Les procédés de production sont à respecter et à comprendre.

Les participants soulignent le « choc des cultures » au niveau des générations. Les valeurs « centrales » sont déplacées entre la « vie privée et la vie professionnelle ». Dispose-t-on d’une liste d’astuces pour répondre à cet écart au niveau des attentes ? Les conceptions diffèrent. Des dispositions sont en train d’évoluer ; on voit apparaître le travail à domicile, le télé travail…

Une enquête est réalisée auprès de 30 entreprises par process (manière de fonctionner) en vue de dégager des tendances. Un outil sera proposé début 2019 au niveau de l’évolution des compétences.

L’évolution de ces compétences touche tous les profils. Par exemple, l’opérateur s’occupe de maintenance préventive, donc des changements au niveau du contenu du travail, et du type de travail effectué s’opèrent. Le travail devient plus abstrait. Les compétences digitales (internet, mail, réseaux sociaux, les réunions Skype…) sont de plus en plus demandées. L’équipe est de plus en plus autonome ; le travailleur doit se prendre en charge ; il a davantage la coresponsabilité de sa formation, par exemple. Le manager donne les impulsions.

Des informations sont également données concernant le Centre de compétences CEFOCHIM. Le centre dispense des formations longues pour DE. Un recrutement est organisé pour ces formations. Certaines sont réalisées en collaboration avec l’IFAPME. Le taux d’insertion est de minimum 80%.

Dans le secteur, l’alternance est peu développée. Aucune 7ième n’existe en FWB.

Un technico-commercial sera préféré avec un profil scientifique.

Nous remercions l’ensemble des participants et l’oratrice Mme Dilek Guler pour leur participation à cette séance d’information sectorielle locale, riche d’informations et d’échanges.

Veuillez consulter le power point présenté lors de cette séance: cliquez ici. 

 

 

 

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